• DÉCOUVRIR LE QUARTIER D'ATHOLVILLE

    Le peuple acadien, c’est cette grande famille dont les ancêtres, comme déracinés et soumis au battage, n’ont pas complètement livré le grain, mais plutôt produit une récolte abondante et plus forte que jamais.

    Situé entre les Appalaches et une frontière naturelle d’eau douce et salée, le village d’Atholville se trouve bien niché au creux d’une magnifique région au nord du Nouveau-Brunswick. Atholville a été bâti sur la rive sud de la rivière Ristigouche et fait face à la province du Québec. Au tout début de la colonisation, la région était déjà habitée par une importante communauté MicMac. Nicolas Denys, un explorateur français que les MicMacs surnommaient « Grande Barbe », a participé activement à la colonisation de l'Acadie et de la communauté en particulier. À cette époque, Atholville faisait partie de l’écorégion du bas-plateau du Nord et était surnommé « Tjikog » À compter de 1690, le village connaît un ralentissement et c’est en 1750 que les Indiens quittent Tjikog pour aller habiter à « Camps des réserves » (Ste-Anne de Restigouche), situé de l’autre côté de la rivière. En 1773, Tjikog devient la propriété d’un marchand de Londres et le village prend le nom de « Old Mission Point/Pointe à la Mission » En 1812, Robert Ferguson est grandement responsable du développement et fait construire un magasin général qui portera le nom de « Athol House », d’après le lieu de sa naissance « Blair Athol » en Écosse. Pointe à la Mission deviendrait donc, selon les archives, « Athol ».  

    Athol House devient un grand centre commercial du district. En effet, un important développement économique voit le jour par l’industrie du bois, la pêche, l’agriculture et la construction de vaisseaux. En 1896, Athol House devient Atholville, et l’établissement des compagnies Shives Lumber et Fraser confirme un avenir industriel fructueux dès le début du 20e siècle. L’histoire du village d’Atholville se précise à compter de 1901 alors qu’une centaine de personnes y résident. C’est en 1913 que la paroisse est fondée et le nom donné au cours du 20e siècle de « Shives Athol » deviendra officiellement « Atholville » à la demande du député de Restigouche-Madawaska, Pius Michaud, dans une lettre adressée à l’Abbé Comeau le 15 juin 1922. De paroisse, le village d’Atholville deviendra officiellement une municipalité lors de son incorporation en 1966. Cette incorporation fut le début d’une expansion rapide des services dans la communauté dont l’ouverture d’une bibliothèque municipale en 1967, d’un parc provincial (Sugarloaf) en 1972, du centre d’achat Sugarloaf en 1974, d’une piscine extérieure en 1975, d’un parc avec jeux d’eau et plusieurs autres infrastructures. Aujourd’hui, Atholville reprend vie après une période de ralentissement économique. On peut sentir un vent de prospérité qui souffle sur la région pour le plus grand bonheur des habitants qui l’occupent. En effet, afin d’assurer le dynamisme, la santé et la durabilité d’une communauté solide, le 13 février 2015, Atholville réussit un tour de force majeur et vote pour le regroupement du village avec les districts de services locaux de St-Arthur et Val d’Amours.  

    De cette nouvelle municipalité d’Atholville, naissent trois quartiers qui s’harmonisent de par leur culture, leur histoire et leur diversité. Ce geste, posé par la population des trois quartiers d’Atholville, se veut à la fois audacieux, courageux et le moment est idéal pour se démarquer comme municipalité. Ralliant désormais les forces de près de 4000 citoyennes et citoyens, la municipalité d’Atholville devient plus représentative, plus efficace et se retrouve dotée d’une capacité fiscale plus importante. En 2016, motivé par les retombées positives de ce regroupement, énergisé par l’engagement citoyen et désireux de répondre à ce geste éloquent de leur part, le conseil municipal adopte un mandat crucial, celui de bâtir un plan majeur de développement économique et communautaire et ainsi, établir l’orientation stratégique de la nouvelle municipalité et se donner des priorités pour les années à venir.  

    La participation des citoyens est au cœur du mandat, ils seront les bâtisseurs de ce projet. Des consultations publiques seront organisées et permettront à un grand nombre de citoyens de faire entendre leur voix. Leurs rêves, leurs besoins et leurs réalités seront pris en considération et alimenteront le plan de développement. C’est à l’aboutissement de cet exercice que le conseil se mettra en action et établira ses priorités à court et à long terme. Deux axes principaux, largement valorisés par la population, feront partie intégrante d’un plan d’action réaliste et proactif; la vie communautaire et le développement économique durable. Dès lors, le conseil municipal et l’administration travailleront main dans la main pour favoriser le développement de cette nouvelle municipalité.